D’une époque révolue, reste un parfum ancien et tenace, comme une vilaine trace sur un bureau usé. Marie fit les beaux jours de plusieurs hommes avant de flétrir comme tant d’autres. Elle avait son charme suranné des temps anciens, d’aspect inaltérable mais qui se disloque doucement, laissant aux inconditionnels une douce nostalgie.
Parce que Marie, même si elle se laissait approcher, tout le monde n’y avait pas accès. Et on a gardé la clé Marie, enfin, un d’entre nous l’a préservée. Joyaux dans son écrin, bordé de velours même lorsque plus personne n’y croyait. Daffy a continué a lui dressé un culte discret, comme la flamme ténue d’une bougie qui vacille, il l’a gardé comme son fétichisme. Encore aujourd’hui, on peut trouver sur le bureau de Daffy, cette clé, posée en évidence comme pour rappeller qu’elle vit toujours, si ce n’est plus dans sa fonction première, c’est au moins dans le souvenir impérissable qu’elle vit.